De la chaîne à la haine ?
5 juillet, 2008 - 06:30 — via Ma vie en Narcisse
Indirectement, j'ai provoqué une blogowar. Explications. A la base, une chaîne de blogs un peu stupide
, lancée par votre serviteur dans laquelle on indique son blog préféré et son blog détesté du moment. Principe d'une chaîne : refiler le concept à d'autres blogueurs. Parmi les blogeurs tagés, le sympathique Narvic
donc.
Narvic reprend donc cette chaîne
, et la détourne brillamment ; cela devient donc sous sa plume : "qui fait, dans son blog, un journalisme d’avenir, qui innove et rénove ce métier en lui ouvrant de nouvelles perspectives ?" et cite (sans surprise) le camarade Laurent
. A la place du blog détesté, la question se transforme en : "qui fait, dans son blog, un journalisme du passé, qui enterre ce métier, l’encrasse et contribue à sa perdition ?". Et là, Narvic cite comme exemple le blog de Jean-Michel Aphatie
, ce journaliste si professionnel et intègre. Narvic en profite pour déclarer sa flamme à Jean-François Khan, ce qui donne cela : "j’ai pu constater ce soir que vous aviez Jean-François, une conception réellement très moderne et très libre du journalisme, bien plus que cet Aphatie, qui pourrait être votre fils ! Vous avez déjà tout compris du blog, vous me l’avez confirmé ce soir : écrire simple, court et direct, s’adresser directement à son lecteur, être sincère avec lui". Assortie d'une saillie détonnant contre Monsieur Aphatie.
La chaîne pourrait s'arrêter là. Mais le blogueur Versac rebondit sur la note de Narvic, et à son tour se fend d'une note sur le "journaliste blogueur"
. Versac déclare sa flamme à Narvic (je t'aime moi non plus), et du coup égratine également Jean-Michel Aphatie. Sur le clavier acidulé de Versac, la critique apparaît aussi rugueuse qu'elle n'est presque dépourvue de sentiments : "Je n'ai jamais trouvé son style intéressant, son fond vraiment solide, j'ai toujours lu chez lui cette fascination pour la petite politique. Je n'ai jamais goûté sa posture de donneur de leçons, son côté "moi je suis irréprochable"" et enchaine par un : "Que lui reproche-t-on, sinon un peu de flagornerie (habituelle), un peu de maljournalisme, trop d'illusions sur lui-même ?". Finalement pas si méchant que cela, car sûrement terriblement juste, mais du coup véritablement blessant.
Dernier épisode (pour le moment), Jean-Michel Aphatie ne semble pas avoir apprécie la leçon venant de Versac (Aphatie du coup oubliant que l'origine du coup provient de Narvic, mais Aphatie ne s'en prend qu'aux blogueurs de première renommée, les autres n'existant pas). Jean-Michel Aphatie s'autorise un droit de réponse sur son propre blog
. Toujours autant de fautes de français et de frappes dans sa note, il ne faut pas changer les bonnes habitudes. Et Aphatie, blessé au plus profond de son coeur par les propos de Versac se fend d'un paragraphe qui se veut méchant : "La Toile, qui n'est pas que cela, est aussi une vertigineuse mise en abîme d'égos qui ne demandent qu'à s'étaler. Dans le registre, Versac mérite incontestablement le titre de grand prêtre à casquette quatre étoiles (ou cinq)". Aussi peu drôle en méchant blogueur qu'en gentil toutou journalistique ...
La "Toile" (avec un T majuscule, cher Monsieur Aphatie) permet aussi ce genre de satisfactions. Etre à l'origine d'une chaîne de blogs stupides, et qu'elle finisse par une blogowar avec échange de noms d'oiseaux entre notre star des blogueurs et notre star du journalisme politique. Oui, moi aussi j'ai mon égo à soigner ...
Désormais, dans Les Fous de l'Amour du Blog, j'attends le prochain épisode avec impatience : Versac répondra-t-il à Aphatie ? Guy Birenbaum, qui n'aime pas Aphatie, prendra-t-il la défense de Versac ? Mais Versac, tout comme Laurent, n'aiment pas Birenbaum, comment réagiront-ils si Birenbaum prend sa défense ? Cela détruira-t-il l'amour fusionnel qui unit Laurent et Versac depuis de nombreuses années ? Versac quittera-t-il Laurent pour Guy ? Laurent finira-t-il par se venger en rejoignant la siréne Jean-Michel ? Vous saurez tout, après ... une courte page de pub !
(Eh oui, on n'est pas sur le service public, ici !)