L’été vient d’apporter son petit lot de nouveautés et en attendant le nouvel album de Cure annoncé depuis juin par un single de bonne facture, il est temps de pointer deux ou trois pépites qui risquent d’être emportées par quelques mastodontes comme Metallica, qui passera peut-être par la Halle Tony Garnier, des Frantz Ferdinand attendus au tournant, une P.J. Harvey qui revient aux affaires avec John Parish et le nouveau Brian Wilson intitulé « That Lucky old Sun ». Au rayon des soutiers du folk-rock, le divin poupou poupin canadien, Ron Sexsmith, signe ce qui doit être son quinzième album dans une indifférence habituelle. « Exit Strategy of the soul » est dans la lignée exquise de ses prédécesseurs avec une présence peut-être plus prégnante du piano et quelques accents plus latins, une partie des titres étant produits à la Havane. Sexsmith c’est un peu l’injustice incarnée. Malgré la reconnaissance quasi-éternelle de mentors référencés comme Elvis Castello, Mitchell Froom ou Bob Wiseman, Sexsmith surnage à la marge. Encore un qui connaîtra probablement un engouement posthume.
Une fois dit que Sam Phillips, elle aussi tricarde du show biz, s’est rappelée à notre souvenir avec un bon album moins médiatisé que celui de « Casse-bonbon Madonna » mais beaucoup plus respectable, passons à ce qui aurait du être l’évènement musical de l’été, le retour de l’acide et caustique Randy Newman qui malgré ses soixante-cinq ans bien sonnés est toujours au sommet de sa forme.
Dans notre pays le nom de Newman n’évoque pas grand-chose et autant dire que le Randy en question n’est pas le petit frère de Paul et encore moins le créateur d’une marque de vêtement. Bref, j’engage ceux qui découvriraient plus au moins le nom du Californien à écouter sans attendre le premier « Best of » qui leur passe…