Moscovici fusionne la ligne claire et le pôle écologique, Cambadélis se barre avec Aubry, Fabius et Hamon, Delanoë et Hollande font copain copain mais Hollande tend la main à Royal et Delanoë serait partant pour rejoindre Moscovici, Montebourg serait entre deux feux Moscovici Aubry. C'est très complexe et reste hyppothétique à l'heure actuelle où j'écris.
Les militants sont déroutés certains le prennent très mal. Les journalistes gardent la tête froide mais savent d'avance qu'il y aura un problème à l'arrivée. 4 motions de tailles semblables font un Congrès socialiste intenable.
Valério m'a pas mal aidé pour entrer à la soirée MJS où j'ai rencontré à nouveau des jeunes avec qui je travaillerai certainement. Il faut désormais mettre les points sur les i, les boucles aux l. Se mettre au travail avec des personnes contre qui nous étions opposé et ne plus travailler avec des gens avec qui nous avions travaillé est un véritable chamboulement chez les socialistes. Ce sera une expérience assez unique surtout si ça se concrétise.
Suite de mes tribulations au sein du saint des saints de l'université d'été du Parti Socialiste. Je déjeune avec une amie alsacienne et delanoïste, la discussion s'anime autour des contributions et de l'Europe (je vous rappelle que j'ai fait des synthèses des contributions sur l'Europe ) et d'autres delanoïstes et une ségoléniste s'agrègent au débat animé. La conclusion est sans appel. Les contributions faisant plus de 10 pages et parlant peu d'Europe ne sont pas dignes d'intérêts. De Fabius à Delanoë en passant par Aubry Royal et Moscovici sont d'accords sur le principal (sur l'Europe). La question européenne est désormais dépassée.
Je ne sais pas si vous suivez l'histoire de Terra Nova qui liveblogue
mais leurs contributions au débat sont de qualité et je vous conseille d'aller les lire. Nous sommes loin du grand méchant loup qu'Mc Cabinet
pointe.
Hier soir, je me rends donc à l'apéro des aubrystes. Dans une salle remplie de personnes de tout âge, Martine Aubry nous parle avec des mots choisis. Elle parle de l'importance de parler aux Français, de l'importance de la communication maîtrisée face à un président qui la maitrise trop bien. Elle nous dit qu'il faut faire passer le message de décryptage voire de démystification du discours sarkozyste. Car quand Sarkozy parle du financement du RSA, il faut le dire que ce seront les classes moyennes qui seront ponctionnés pour que le RSA soit financé et pas les plus riches protégés par un bouclier fiscal inique.
Choses vues, choses entendues. Les proches de Montebourg soutiennent cahin caha la liste Besoin de Gauche mais avec l'arrivée de la Ligne claire, ils aimeraient bien « rétablir l'équilibre avec les fabiusiens. »
Discussion entre militants : "Ha non, je ne peux pas te dire où se réunit Ségolène Royal, tu te rends compte si tu es l'ennemi."
Discussion entre militants : "- Mais il est où Hamon? - Ben je sais pas, il se cache."
Discussion entre trois journalistes : "Pierre Moscovici a passé la pire semaine de l'année et ce n'est pas près de s'arrêter." "Bertrand Delanoë a fait la plus belle fleur à Aubry en la faisant incontournable." "Martine Aubry joue sur deux tableaux : sa très belle victoire à la mairie de Lille et sa notoriété au sein du Parti Socialiste." "
Les photos : Laurent Fabius puis Martine Aubry
Ma première université d'été du Parti socialiste s'annonce sous les auspices les plus improbables. Devant prendre le train à 9H00 ce matin, je me réveille en sursaut sur les coups de 6H50. Mon réveil matin vient de se déclencher et je suis pris d'une série de hoquet. Réveil en fanfare. La sonnerie assourdissante du réveil matin finit par me faire sortir de la torpeur mais mon hoquet ne me quitte pas. Direction la cuisine où je me sers un grand verre dans un verre à pot de moutarde XL (pas le petit 125mL mais le gros de 250mL). Je me sers un verre d'eau et le boit en faisant tourner le verre sur lui même. Je ne sais pourquoi mais ça a un bon effet sur mon hoquet qui disparaît après avoir bu d'une traite les 200 mL d'eau. Avec un tel réveil,
Si avant-hier, la césure se faisait sur le parti social-démocrate ou social-républicain et hier sur l'acceptation ou non du Traité Constitutionnel Européen, aujourd'hui la césure se fait davantage sur ce que l'on veut faire de l'outil Parti Socialiste. Voulons-nous un centre d'idée où le plus brillant prend la place du leader ou un parti croupion à la solde de celui (ou celle) qui saura bandé le plus ses muscles ?
Je penche personnellement pour la première des hypothèses. Et vous ?