C'est quand on écoute d'un bout à l'autre un débat de politique intérieure américain qu'on se rend compte à quel point les Etats-Unis
sont culturellement et politiquement isolés à la fin de l'ère Bush: on a comme le sentiment que, tant Obama que Mc Cain, connaissent infiniment peu (et pas assez) les dossiers de politique
étrangère dont ils vont pourtant hériter, l'un ou l'autre, dans quelques semaines.
S'ajoute à cela des digressions savoureuses: lorsque Mc Cain se met à dériver de l'Afghanistan sur...le Pakistan, Obama s'empresse de l'arrêter et lui rappelle que "l'invasion du Pakistan est
hors de questions" !
Parce qu'il ne pose pas sa main sur le coeur lorsqu'il est aux côtés du drapeau des Etats-Unis, Barack Obama est supposé être un fort mauvais patriote ! Voilà le niveau ordinaires des attaques républicaines sur Internet (Youtube en est rempli, avec évidemment une prédominance républicaine), pour faire accroire au chaland qu'il s'apprêterait à voter pour un "mauvais patriote", "stupid", unamerican,... ne respectant pas les symboles sacrés de la nation américaine.etc...

L'illustration ne réveille peut être aucun sentiment chez vous (sinon votre admiration-partagée-pour
Obama).
Les messieurs, plutôt âgés, assis de part et d'autre d'Obama ne vous disent sans doute rien ? Et pourtant, voilà une bien étonnante nouvelle que le ralliement (que
dis-je ? l'embauche) de deux des principales figures de la politique économique américaine de ces 30 dernières années...dans le staff de campagne d'Obama.
Ils ont tous deux servi des administrations d'orientation politique distincte:

L'Etat n'est pas une entreprise, mais il doit être géré avec le même souci d'économie, d'efficacité, de rigueur que n'importe quelle entreprise qui doit faire face à la pression de la concurrence et à celle de ses actionnaires
Il y a un an le discours du président de la République, à l'université d'été du Medef, induisait que l'Etat était, par nature, dépensier, gaspilleur, inefficace... alors que le secteur privé lui savait gérer, investir, fructifier ses avoirs...
C'était avant le krach boursier qui secoue depuis quelques mois l'économie mondiale...
Tuer Barack Obama était la mission que s'étaient fixés les deux suprémacistes blancs (la race blanche serait supérieure selon eux). La question que les journaux américains
se posent est : étaient-ils sérieux ou voulaient-ils seulement impressionner leurs petites amies respectives?
Ils ont une tête affreuse en tout cas. Ca fait froid dans le dos.
Tharin Robert Gartrell Nathan Johnson
Thomas me prévient sur le forum socialiste que Wall Mart appelle à voter contre Barack Obama car celui-ci serait trop enclin à autoriser le droit de syndicalisation aux Etats-Unis. En effet,