Comme ce n'était pas indiqué sur mon article sur le programme du Parti Socialiste pour ce Congrès, les motions seront déposés aujourd'hui à 17H00 aujourd'hui. Nous nous dirigeons vers 7 motions. Selon mes estimations fondées au doigt mouillé, les motions sortiraient ainsi des urnes
Ségolène Royal et Ligne Claire menée par Gérard Collomb et dont le premier secrétaire serait Vincent Peillon devrait obtenir plus de 25% des suffrages voire presque 30%.
Bertrand Delanoë et François Hollande devraient obtenir un peu moins de 25% et serait donc la deuxième force du Parti Socialiste.
Martine Aubry, Laurent Fabius et Jean-Christophe Cambadélis devraient finir troisième un peu plus de 20% des suffrages socialistes.
Benoit Hamon et Pierre Larrouturou qui semblent tout près de signer un texte en commun serait un peu au-dessus des 15%.
La synthèse mollassonne se confirme et c'est dans le Figaro : "Ségolène Royal ne fait pas de sa candidature au poste de Premier secrétaire du PS un "préalable" à la constitution d'une majorité au PS et elle est "toute prête" à le dire".
En gros, si Delanoë abandonne l'ambition d'être premier secrétaire alors Royal abandonnera aussi l'idée. Ce que je craignais dans ma première note se confirme donc. Reste à savoir quel pantin sera premier secrétaire... J'ai l'intime conviction que Pierre Moscovici n'attend que ça. Mais il aura fort à faire face à l'homme si charismatique du renouveau
Jean-Marc Ayrault. Ne doutons pas qu'un Malek Boutih aurait toute sa place. Voire un... François Hollande. Car pourquoi changer une équipe qui perd?
Bon je voulais faire un article super bien fouillé sur le
Congrès mais là, ça a foiré donc je serai lapidaire, méchant et vil
comme le coyote comme pour la première partie .
Ceux qui ne se sont pas nommés présidentiables mais qui le seront de facto s'ils réussissent.
- Le premier d'entre eux est Pierre Moscovici. Pierre Moscovici est dans une passe difficile. Il n'est pas du tout soutenu par l'ensemble de la base de Socialisme & Démocratie le courant de Dominique Strauss-Kahn qui est partagé entre lui et Martine Aubry.
- Laurent Fabius est mort, le leader des fabiusiens est Claude Bartolone qui suit sans sourciller la stratégie de Jean-Christophe Cambadélis. Rappelez-vous, c'est la stratégie des Reconstructeurs .
Bon je voulais faire un article super bien fouillé sur le Congrès mais là, ça a foiré donc je serai lapidaire, méchant et vil comme le coyote.
Non je ne parle pas des cartes des adhérents du Parti socialiste. Quoique. La nouvelle donne pourrait le laisser penser.
Ce qui était vrai la veille ne l'est plus totalement ce midi. L'éclatement de Besoin de Gauche n'aurait pas eu lieu hier soir. Les deux axes n'auraient pas décidés l'atomisation sur un coup de tête. Le bluff bat donc son plein sur cette université d'été.
Et moi je raccroche ici, je suis vanné!
Discussion entre militants : "Ha non, je ne peux pas te dire où se réunit Ségolène Royal, tu te rends compte si tu es l'ennemi."
Discussion entre militants : "- Mais il est où Hamon? - Ben je sais pas, il se cache."
Discussion entre trois journalistes : "Pierre Moscovici a passé la pire semaine de l'année et ce n'est pas près de s'arrêter." "Bertrand Delanoë a fait la plus belle fleur à Aubry en la faisant incontournable." "Martine Aubry joue sur deux tableaux : sa très belle victoire à la mairie de Lille et sa notoriété au sein du Parti Socialiste." "
Les photos : Laurent Fabius puis Martine Aubry
Asse42 "Donc pour être bien clair nous, ségolènistes, nous ne recherchons
l’alliance de personne et nous sommes prêts à discuter avec tout le
monde mais sur notre conception du PS d’avenir."
Traduction : On ne veut s'allier avec personne mais s'il y a ralliement, ce sera alors sous les conditions de Ségolène Royal et de ses amis. Discuter, oui mais seulement si tu te soumets aux idées de Ségolène Royal ! Nous sommes loin des discussions ouvertes et sans tabou que l'on voit par exemple entre membres des Reconstructeurs.
Heureusement, qu'il y en a d'autres qui développent un peu mieux leurs idées.
Si avant-hier, la césure se faisait sur le parti social-démocrate ou social-républicain et hier sur l'acceptation ou non du Traité Constitutionnel Européen, aujourd'hui la césure se fait davantage sur ce que l'on veut faire de l'outil Parti Socialiste. Voulons-nous un centre d'idée où le plus brillant prend la place du leader ou un parti croupion à la solde de celui (ou celle) qui saura bandé le plus ses muscles ?
Je penche personnellement pour la première des hypothèses. Et vous ?